Visite d’une délégation malienne

Dans le cadre de la collaboration Sud-Sud en matière de gestion des finances publiques et faisant suite à une invitation émanant de l’Institut des Finances, la Direction du Budget a accueilli, le jeudi 25 janvier 2018, une délégation malienne composée de députés, du directeur général du budget, de directeurs régionaux et de responsables de la direction nationale du trésor et de la comptabilité publique ainsi que du consultant auprès du centre Majafrique International organisateur de la visite de ladite délégation au Maroc.

Ayant basculé à partir de 2018 en budget-programmes dans le cadre de la transposition et de l’application des directives de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine, la délégation malienne avait pour objectif de s’inspirer de l’expérience marocaine en la matière.

Ainsi, après avoir expliqué le contexte de ladite visite, le consultant a donné la parole à Mme Mouna BENGRINE, chef de la division de la réforme budgétaire, pour présenter le cas marocain en matière de préparation et de négociation des budgets-programmes comme axe fondamental de la Loi Organique relative à la loi de Finances (LOF).

Aussi, l’intervenante a précisé le cadre juridique et les référentiels relatifs à l’implantation des budgets programmes et le rôle des indicateurs de performance dans l’évaluation de la mise en œuvre des politiques publiques et des stratégies ministérielles. Des cas illustratifs de programmes, d’objectifs et d’indicateurs de quelques départements ministériels pour l’exercice 2018 ont été présentés ainsi que des acquis à consolider et des défis à relever pour permettre un rythme soutenu à la mise en œuvre de la LOF et atteindre les objectifs escomptés.

Au cours de cette session, un débat a eu lieu et qui a porté notamment sur la nouvelle fonction du responsable de programme, l’institutionnalisation du dialogue de gestion, le cadre budgétaire des Etablissements Publics et des collectivités territoriales et leurs articulation avec le budget de l’Etat, le rôle d’appui et de conseil de la Cour des Comptes au Parlement en ce qui concerne l’évaluation des politiques publiques ainsi que sur les conditions de l’élaboration d’une loi de finances rectificative.